Conférence et table ronde du vendredi matin (à l’IUT2 Grenoble)

Conférence : « Les richesses humaines ont besoin d’une monnaie pour les compétences »

En quelques décennies les humains considérés comme des « ressources » au service de l’entreprise, sont devenus des véritables richesses sources principales de la valeur de toute organisation. En effet sans eux pas d’innovation, d’adaptation, de réactivité devant l’imprévisible, d’initiative face aux opportunités.  Le constat de cette valeur se fait mal. Il varie avec le moindre changement, dépend des contextes et soumet l’appréciation des hommes et des femmes à la toute puissance des fluctuations économiques.

Estimer le capital humain en terme financier c’est le considérer comme une marchandise.

Le cerner à l’intérieur d’un référentiel de qualification, de compétences, de capacités c’est le réduire à un produit décrit par ses spécifications et ses fonctionnalités.

Il est indispensable de trouver comment compenser ces approches fiduciaire et descriptives. Considérant que la valeur humaine émane de ses connaissances, nous proposons une monnaie symbolique qui, complémentant le numéraire, permet de repérer la richesse humaine, d’en constater la présence, d’en comparer l’efficacité et la nécessité, et « in fine » mais c’est le plus important de valoriser les humains eux-mêmes et leurs organisations.

Michel AUTHIER

Michel Authier (né en 1949) est un mathématicien, philosophe, sociologue français. Il a été le président puis le directeur scientifique de la société Trivium qu’il a cofondée en 1992 avec Michel Serres et Pierre Lévy. Cette société a développé et commercialisé le logiciel de gestion du capital humain « See-K». Il est également l’inventeur des arbres de connaissances. Auteur de plusieurs ouvrages et de nombreuses publications, Michel Authier a été notamment enseignant à l’Université de Paris VIII, la Sorbonne, etc., chercheur, chargé de mission auprès du Premier ministre, expert auprès de l’Unesco et de l’OMS[1]. En sociologie, ses contributions ont porté sur l’analyse institutionnelle. Ses recherches actuelles, dans le cadre de la société Mugeco (Mutuelle Générale des Connaissances) portent sur une théorie de la valeur non quantifiable, basée sur les concepts de « sens » et de « forme ». Cette théorie permettrait de créer des représentations esthétiques valorisant l’humain individuellement et collectivement aussi bien dans le champ de l’économie que dans ceux de l’éducation, du social ou de la culture.

Table ronde : « Soft Skills, effet de mode ou vrai levier de recrutement du cadre intermédiaire ? »

Aujourd’hui lorsque l’on parle de compétences l’adjectif « transversales » s’invite presque systématiquement. Ces compétences sont de plus en plus plébiscitées par de nombreuses grandes écoles et également par l’un des plus grands rapports mondiaux sur le futur des emplois dans le monde émis par le World Economic Forum.

Cependant, est-ce qu’elles représentent un véritable levier de recrutement du point de vue de nos entreprises françaises ? Qu’en est-il de leurs attentes en ce qui concerne nos cadres intermédiaires d’IUT qui offrent aussi bien des compétences « métiers » que des compétences transversales aux organisations qui les accueillent ? Quelles sont les compétences qui font réellement pencher la balance lors d’un recrutement ? Nos étudiants savent-ils et doivent-ils les valoriser et les justifier ?

Animée par

Sophie KENNEL

Directrice de l’IDIP de l’Université de Strasbourg, Chargée de mission Pédagogie et Professionnalisation pour l’ADIUT

Intervenants

Véronique ANDRE

Chargée de Mission RSE, Alternance et Stages Service Développement des Compétences, CATERPILLAR FRANCE

Emmanuelle L’EVEQUE-MANNINO

Directeur de Groupe BNP PARIBAS

Josiane GIRAUD

Coordinatrice Comité d’Entreprise Européen Réseau ARaymond

Meriem OLLER

Responsable Centre de Compétences et des Métiers de l’IUT2